TROU NOIR : LE NPD DEMANDE AU GOUVERNEMENT D’AGIR

Dans quelques mois à peine, environ 16 000 travailleurs saisonniers seront aux prises avec le phénomène du « trou noir » et près de 40 % d’entre eux sont Québécois. Vers la fin de l’hiver, la majorité de ces employés saisonniers verront leurs prestations d’assurance-emploi prendre fin avant leur retour au travail et ce, pour des durées allant parfois jusqu’à quatre mois.

 « Ces gens, qui se retrouvent sans aucun revenu ne sont pas que des statistiques. Ce sont des gens qui souffrent d’un stress énorme et qui ont peur de ne pas pouvoir nourrir leur famille à la fin de l’hiver, a expliqué Brigitte Sansoucy, députée de Saint-Hyacinthe—Bagot et porte-parole en matière d'Emploi et de développement de la main d'œuvre. La situation est critique : le gouvernement doit régler une fois pour toutes le problème du "trou noir". »

Le NPD appuie les revendications des travailleuses, des travailleurs et des syndicats qui, dans les derniers jours, ont pressé le gouvernement et le ministre responsable de l’assurance-emploi, Jean-Yves Duclos, d’agir afin de mettre en place des mesures d’urgence pour régler la situation actuelle.

« En campagne électorale, les libéraux avaient promis d’aider les travailleurs saisonniers, a ajouté la députée Sansoucy. Toutefois, après plus de deux ans, il n’y a toujours rien pour leur venir en aide. Les belles paroles ne suffisent plus : il est temps de passer à l’action. »

Après 20 ans de réformes conservatrices et libérales, le régime de l’assurance-emploi est en piteux état. Le NPD demande un meilleur accès à l’assurance-emploi, notamment en abaissant le seuil d’admissibilité à 360 heures, peu importe le taux de chômage régional, de même qu’une modulation de la durée des prestations pour régler le phénomène du « trou noir ».